Comprendre la Sophrologie

Pour comprendre la sophrologie, il faut comprendre pourquoi une personne pousse la porte d’un sophrologue.
En effet, cette profession n’étant pas reconnue par les pouvoirs publics et donc pas remboursée, à 60€ en moyenne il faut vraiment avoir une bonne raison pour s’y intéresser.
En général, les personnes qui viennent me voir sont déjà allées voir un psychiatre, ou une psychologue, ou même font du yoga pour la plupart. Elles viennent me voir souvent comme une dernière chance sans vraiment connaître la sophrologie mais elle en ont entendu parler.
D’ailleurs c’est ce que j’ai fait moi-même. En effet, avant de devenir Sophrologue, j’ai suivi un groupe de sophrologie 1h par semaine pendant prés de 4 ans. En fait, c’était une pèriode de ma vie où j’allais très mal. J’ai rencontré d’abord deux psychologues, puis je suis allée voir un psychiatre. Lorsque je suis entrée dans son cabinet, je me suis assise sur une chaise, de l’autre côté de son bureau. Je l’ai vu ensuite transporter une chaise pour venir s’assoir à côté de moi. Puis, tout au long de la séance j’ai pleuré beaucoup en racontant tout ce que j’avais à dire. Lorsque j’ai eu fini, il s’est levé, a repris sa chaise, est allé se rassoir derrière son bureau sans dire un mot. Alors mon besoin d’explication m’a poussée à lui demander : « Pouvez-vous me dire ce que j’ai ? » Il m’a répondu : « Manque de père », puis « Je vais vous faire une ordonnance mais vous n’allez pas prendre les médicaments n’est-ce-pas ? » Il avait bien raison sur les deux points : manque de père et je ne prendrai jamais de médicament. Je crois que je suis retournée le voir une ou deux fois mais je n’y trouvais pas mon compte. Je parlais, il écoutait mais lorsque je ressortais j’étais de moins en moins apaisée. Et puis un jour, alors que je repensais au yoga que j’avais pratiqué à l’âge de 20 ans et qui m’avait laissé un très bon souvenir, une amie m’a parlé de cette sophrologue avec qui j’ai fait mes premiers pas.
Souvent donc, après avoir vu beaucoup de thérapeutes différents, qui ont leur nécessité évidemment, mais qui ne leur ont pas apporté assez de solution, elles sont à la recherche de quelque chose qui les aideraient encore plus à aller mieux. Souvent, quand je leur demande à la première séance de préciser leur intention ou ce qu’elle recherchent, la réponse est assez floue et très vaste du style : « Je veux aller mieux » et « mon médecin ou une amie ou parent m’a proposé d’essayer la sophrologie ».
C’est vrai que maintenant tout le monde a entendu parler de la sophrologie, que l’on apprend à respirer et que cela détend. Et puis c’est tout. Parfois, certaine personne me demande de faire un miracle en utilisant ma baguette magique. Je repense à ce monsieur qui, aprés un accident, allongé sur son lit avec le bassin brisé, me demandait de lui apprendre ces « respirations » qui permettaient d’arrêter la douleur.
Bref, donc j’avais envie de préciser quelques petites choses concernant la SOPHROLOGIE
Tout d’abord le mot sophrologie ne vient pas du mot souffrance mais vient du grec :
‘SOS’ qui signifie HARMONIE
‘PHREN’ qui signifie CONSCIENCE
‘LOGIA’ qui signifie SCIENCE
Ce qu’on peut comprendre par :
La Science de l’Harmonie de la Conscience
ou Comment être en paix avec sa conscience.
Comment vivre sa vie sereinement.
En effet, prenons le cas d’une personne qui, ayant toujours désiré devenir un artiste du fond de son coeur, et qui, à cause peut-être de parent un peu autoritaire est devenu médecin comme tout le monde dans la famille. Comment peut il être vraiment heureux. Il le sera probablement au début, croyant naïvement, qu’en faisant plaisir à sa famille, cela suffira.
Prenons l’exemple d’une personne qui se sent attiré par le même sexe n’arrive pas à faire son coming-out et, pour se prouver à lui même que c’est possible, finira par se marier avec une personne du sexe opposé.
On peut comprendre facilement pourquoi ces personnes ne sont pas très heureuses et vont chercher à se sentir mieux dans leur vie.
Souvent elles ne comprennent pas pourquoi elles ne se sentent pas bien, et surtout comment faire ?
En fait, pour être heureux il faut être un tant soit peu en accord avec ses aspirations profondes. Mais souvent, dans la vie que nous menons, dans cette vie faite de matérialisme, de compétition, de peurs et tant d’autres sentiments qui ne permettent pas à l’individu de se connaître mieux, il est assez difficile de résoudre cette équation.
En fait, il faut prendre le temps de comprendre comment nous sommes faits, qu’est ce qui nous animent. Il faut laisser nos émotions nous émouvoir, les laisser s’exprimer et enfin se redéfinir autrement.
Lorsque nous allons mal, de la même manière que lorsque nous avons mal aux dents nous allons consulter le dentiste, alors nous pouvons aller consulter ce que moi j’appelle un thérapeute de l’âme c’est à dire un sophrologue.
La sophrologie va permettre cette incursion nécessaire à l’intérieur de nous-même pour comprendre mieux qui nous sommes et comment nous fonctionnons afin, finalement, de modifier ce qui ne tourne pas rond. Comme un horloger qui ira dans les recoins de l’horloge pour la réparer.
Ce faisant, on pourra ensuite changer ce que nous pouvons changer dans notre vie pour se sentir mieux selon nos désirs.
A mon avis, ce travail ne peut pas se faire tout seul, nous avons besoin d’un professionnel parce qu’il va nous guider, nous accompagner, nous rassurer, nous réconforter, nous aider.
Il faut prendre le temps, apprendre à arrêter pour un moment le cours de sa vie. Apprendre à ralentir, à se calmer. Connaître et reconnaître ses émotions et comment et pourquoi elles se déclenchent. A quoi nous réagissons et pourquoi. Quelles sont nos faiblesses, nos forces. Bref découvrir, pour beaucoup d’entre nous, qui nous sommes, comment nous marchons, qu’est ce qui nous fait avancer, qui nous fait vibrer.
Et puis aussi prendre conscience de nos comportements, nos attentes, nos frustrations.
C’est là que j’interviens, enfin plutôt la sophrologie intervient.
Une séance de sophrologie se passe ainsi :
A la première séance, je demande à la patiente de me raconter son histoire et ce qu’elle recherche, quelles sont ses attentes. Et nous faisons une première séance courte de découverte de la sophrologie.
Ensuite, à chaque séance, après 5minutes où je lui demande comment elle va, nous faisons une séance de sophrologie qui s’allonge au fur et à mesure des séances selon la réceptivité de la personne.
Pour le nombre de séances, je laisse le choix à la personne. Certaines personnes ne viennent qu’une fois par mois, d’autres une fois par semaine, et parfois elle prenne mon forfait de 6 séances au prix de 5 et cela leur suffit.
Puis nous pouvons envisager de continuer en groupe pour certains pendant un moment pour continuer l’entraînement général, se faire du bien.
Après un certain temps, qui est , bien sûr, différent pour chaque personne, elle va reprendre plus facilement sa vie en main. Elle sera susceptible de faire les efforts nécessaires pour changer ce qu’elle décidera de changer. Elle se sentira plus forte, plus dans ses basquets et plus à sa place.
Comme disait une de mes thérapeutes : « Il n’est pas nécessaire de jeter le bébé avec l’eau du bain ». Cela signifie qu’il n’est pas nécessaire d’envoyer tout valser autours de soi, divorcer par exemple. Il suffit souvent de remettre les points sur les i, de revendiquer son droit au bonheur, de parler de ses besoins, de prendre sa place.
Bref d’exister quoi !!
C’est la seule manière de vivre heureux et joyeux

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